P.L.V*

Les protéines du lait de vache sont composées à 80 % de caséine.
Les autres protéines du lait sont surtout la lactalbumine et la lactoglobuline.

Ces protéines sont détectables dans le sang.


Dans le cadre d'une allergie suspectée, une prise de sang peut être faite pour découvrir une élévation des protéines du sang, les immunoglobulines caractéristique de l'allergie.

L'Union européenne considère les produits laitiers comme cause possible d'allergie et en a rendu l'étiquetage obligatoire*.
L'allergie au lait empêche souvent la consommation de tout lait animal, aussi bien de vache que de brebis ou de chèvre, car ces allergies sont souvent croisées**.
Tout comme le Soja.

En général, quand nous devons faire un régime d'éviction, ça sera dans un premier temps :


- sans lait de vache
- sans lait de chèvre
- sans lait de brebis
- sans lait de jument
- sans lait d'ânesse
- sans Soja

L’allergie aux protéines du lait de vache (APLV) touche 1 à 3% des nourrissons selon les pays.
Elle représente 8 à 12% des allergies alimentaires du nourrisson.
Elle est la 4ème allergie alimentaire chez l’enfant derrière l’œuf, l’arachide et le poisson ; c’est l’allergie la plus fréquente chez le nourrisson avant l’âge de six mois.
Elle est, avec l’intolérance au lactose, l’une des deux seules affections liées au lait et aux produits laitiers.
Le risque d’avoir une allergie aux protéines du lait de vache est majoré lorsqu’il existe des allergies dans la famille : de 20 à 30% si l’un des parents est allergique et de 40 à 60% si les deux parents sont allergiques, sans qu'il soit nécessaire que cela soit des allergies alimentaires.

Les symptômes de l'allergie aux protéines de lait de vache :


L’allergie aux protéines du lait de vache se manifeste par des symptômes très divers


- digestifs,
- respiratoires,
- cutanés,
- généraux


Ces symptômes surviennent plus ou moins rapidement après l’ingestion de lait selon la nature du mécanisme immunologique en cause.
L’allergie aux protéines du lait de vache peut ainsi se manifester par des réactions immédiates se produisant moins de deux heures après l’ingestion de lait de vache. Ce peut être :
- de l'urticaire,
- des signes digestifs aigus : vomissements, douleurs abdominales, diarrhée avec parfois présence de sang dans les selles.


De façon exceptionnelle, l’allergie aux protéines du lait de vache peut revêtir une forme très sévère :
- le choc anaphylactique qui se manifeste par la survenue brutale dans les minutes suivant la consommation de lait de vache d’un malaise avec pâleur, sueurs, associé à un urticaire, des œdèmes, des signes respiratoires.

L’allergie aux protéines du lait de vache peut également se révéler par des symptômes moins aigus survenant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, après l’introduction du lait de vache dans l’alimentation de l’enfant.


Ce peut être des symptômes digestifs :


- reflux gastro oesophagien,
- douleurs abdominales,
 - coliques,
- ballonnements,
- gaz
- diarrhée,
- présence de sang dans les selles,
- perte de poids.

La possibilité d’une allergie aux protéines du lait de vache est alors évoquée lorsque ces symptômes se prolongent et résistent aux traitements.
Cette forme d’allergie aux protéines du lait de vache peut également se manifester par un eczéma de survenue précoce, qui ne s’améliore pas sous traitement par les corticoïdes en pommade.
La probabilité d’une allergie aux protéines du lait de vache est alors d’autant plus élevée que cet eczéma s’associe à des signes digestifs à type de reflux ou de coliques.

Enfin l’allergie aux protéines du lait de vache peut donner lieu à des symptômes respiratoires mais ceux-ci sont rarement isolés :


- écoulement nasal,
- éternuements,
- asthme associé à des troubles digestifs ou à
- un eczéma.

A noter que l’allergie aux protéines du lait de vache est possible, rare toutefois, chez les enfants allaités au sein car toutes les protéines alimentaires, donc également celles du lait de vache, passent dans le lait maternel.


* Etiquetage obligatoire : Les traces de protéines de lait de vache sont désormais mentionnés sur toutes les étiquettes. La directive européenne de Novembre 2005 précise désormais la liste des aliments qui doivent être notés sur toutes les étiquettes, même s'ils sont présents que sous la forme de traces. Le lait de vache fait partie des allergènes alimentaires devant être notés sur les étiquettes.

** Allergies croisées : Prudence avec les allergies croisées
Une personne allergique aux protéines de lait de vache peut présenter une allergie aux lait de chèvre, de brebis , de jument ou d'ânesse. 90 % des allergènes de lait de vache, chèvre et brebis sont communs. Les allergiques aux protéines de lait de vache présentent également fréquemment des allergies aux soja.
Une allergie croisée à la viande de bœuf est aussi présente chez 13 à 20 % des enfants présentant une allergie aux protéines du lait de vache. La viande de bœuf ne doit donc pas être systématiquement exclue de l’alimentation d’un enfant présentant une APLV, sans avoir fait un test préalable.

Sources :
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Lait_de_vache
- http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/5606-proteines-de-lait-de-vache-dans-quels-aliments
- http://sante.lefigaro.fr/sante/maladie/allergie-proteines-lait/quest-ce-que-lallergie-proteines-lait-vache