30 juillet 2014

Témoignage Allaitement, RGO, Allergie et reprise du travail

A Tire d'Ailes, un blog tenu par Véronique Darmangeat, consultante en lactation.

blog allaitement et travail

Un blog mis à jour régulièrement, qui propose articles, témoignages, conseils étoffés sur l'allaitement et la reprise du travail.

Un vrai outil et atout pour toutes les mères, et familles qui souhaitent continuer l'allaitement et allier une carrière professionnel.

Véronique Darmangeat, est aussi l'une des fondatrices du Cabinet Conseil Lactissima

Le cabinet permet aux entreprises d'accompagner leurs salariés qui désirent continuer l'allaitement au travail.

Pour en savoir plus : Services aux entreprises

 

Véronique Darmangeat consulte à domicile et au cabinet Lactissima.

En parallèle au blog, vous pouvez aussi la retrouver sur Facebook, elle propose notamment son "quart d'heure allaitement", où l'on peut poser toutes ses questions sur l'allaitement et où elle répond pendant un quart d'heure.
Vous pouvez aussi lui écrire aux adresses suivantes :

contact@allaiteraparis.fr ou contact@lactissima.com

 

Découvrez aussi son livre :

allaiter-et-reprendre-le-travail

 

Découvrez mon témoignage pour le Blog A Tire d'Ailes

Allaitement, R.G.O, allergie et reprise du travail.

allergieetrgo alycia tète

 

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26 février 2014

RGO et Allergie aux protéines de lait de vache

* Le reflux gastro-œsophagien et l’allergie aux protéines du lait de vache sont relativement fréquents chez les enfants de moins d’un an. Les relations entre ces deux problèmes ont récemment été étudiées, et il semble que plus de la moitié des cas de reflux seraient liés à une allergie aux protéines du lait de vache.

Dans ne nombreux cas, il semble que le reflux est la conséquence d’une telle allergie, et les pédiatres devraient penser à rechercher une allergie aux protéines du lait de vache chez tous les enfants présentant un reflux patent.

A l’exception des enfants qui présentent d’autres signes modérés d’allergie (diarrhée, dermatite, rhinites), les caractéristiques du reflux induit par l’allergie aux protéines du lait de vache sont les mêmes que celles d’un reflux non lié à une telleballergie.

Le monitoring du pH œsophagien et les tests immunologiques pourront faciliter le diagnostic.

Toutefois, la disparition des signes cliniques après éviction des protéines du lait de vache représente le meilleur élément diagnostique.

* Allergie aux protéines du lait de vache chez l’enfant

La prévalence de l’allergie aux protéines du lait de vache (APV) est stable aux alentours de 2%, mais elle peut atteindre 33% chez les enfants de certains groupes à risque, catégorie en constante augmentation. Cet article fait le point sur le sujet.

Le lait de vache est le premier aliment absorbé par le nourrisson, il est donc normal que l’APV soit la première à apparaître.

Elle se manifeste dès le premier mois dans 30% des cas, et dans les 2 mois suivant dans 60% des cas. La clinique la plus souvent observée est le syndrome d’entérocolite allergique : vomissements et diarrhées représentent 50% des manifestations pédiatriques. La diarrhée s’installe progressivement, avec retentissement sur la croissance staturo-pondérale. La biopsie de la muqueuse intestinale révèle l’atrophie villositaire.

L’éviction des protéines du lait de vache induit la disparition des troubles, mais la tolérance au lait de vache est rarement acquise avant 18 à 24 mois. Les coliques du nourrisson peuvent aussi être dues à cette allergie.

Les pleurs disparaissent après éviction du lait de l’alimentation de l’enfant, ou de celle de la mère s’il est allaité.

Le reflux gastro-oesphagien serait lié à une APV dans environ 50% des cas. La gastro-entérite à éosinophiles est diagnostiquée sur la biopsie de la muqueuse gastrique ou duodénale. La constipation opiniâtre est un symptôme récemment décrit ; il semble qu’elle soit liée à une APV dans 68% des constipations rebelles au traitement. Les rectites allergiques se manifestent par des rectorragies.

Tous ces symptômes disparaissent après éviction du lait de vache.

Études :

Allergie aux protéines du lait de vache chez l’enfant
L Guénard-Bilbault, DA Monneter-Vautrin. J Pediatr Puériculture 2003 ;
16 : 36-43. Mots-clés : allergie, lait de vache.

Reflux et allergie au lait de vache
Gastroesophageal reflux and cow milk allergy : is there a link ? S
Salvatore, Y Vandenplas. Pediatrics 2002 ; 110(5) ; 972-84.
Mots-clés : protéines du lait de vache, allergie, vomissements, reflux.

01873260

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18 février 2014

Allaiter un bébé souffrant de RGO

Article en provenance de La Leche League

Article publié dans les Dossiers de l'Allaitement numéro 41 (Octobre-Novembre-Décembre 1999)

« Il faut réhabiliter le bavoir »
Pr Dominique Turck
« Les régurgitations sont essentiellement un problème de lessive, non un problème médical »
Dr Gregory White

La plupart des bébés régurgitent, en raison du manque de tonicité du cardia et de l’immaturité des mécanismes physiologiques de la vidange gastrique. De plus, les nourrissons ont une alimentation liquide dont le volume rapporté à leur poids est très important ; en effet, pour un adulte de 65 kg, la quantité de lait absorbée par un bébé de 5 kg correspondrait à environ 8 litres par jour. Une étude portant sur 948 enfants a montré que :
• la moitié des nourrissons de 3 mois régurgitaient au moins une fois par jour
• la fréquence maximum des régurgitations était observée à 4 mois chez 67% des enfants
• la prévalence des régurgitations passait de 61% à 21% entre 6 et 7 mois
• 23% des enfants régurgitaient au moins 4 fois par jour à 5 mois, contre 7% des enfants de 7 mois.
La plupart du temps, le reflux est donc un phénomène normal, physiologique, qui disparaîtra avec le temps et la prise régulière d’une position plus verticale (assise, puis debout).

Mais parfois, un bébé souffre d’un « réel » reflux gastro-œsophagien (RGO). Le contenu de l’estomac remonte chroniquement dans l’oesophage, qui sera irrité par le contact répété avec un liquide acide. Cela s’accompagne souvent de régurgitations, mais il peut arriver que le bébé ne régurgite pas et manifeste simplement sa souffrance par ses pleurs. Là aussi, ce phénomène se résoudra spontanément avec le temps, les symptômes disparaissant chez la plupart des enfants entre 9 et 12 mois. Chez certains enfants, le RGO sera associé à une autre pathologie (encéphalopathie, hernie hiatale…) ; ces enfants auront généralement besoin d’un traitement assez lourd au long cours, ou d’une intervention chirurgicale.

Symptômes les plus courants


• des régurgitations et/ou vomissements fréquents, présents dans 90% des cas
• des troubles importants du sommeil
• des pleurs fréquents et inconsolables
• un enfant agité pendant les tétées
• un bébé qui veut téter en permanence ou au contraire qui sem-ble ne pas aimer téter

Rarement, le RGO peut devenir un problème de santé sérieux. Il peut provoquer une oesophagite, avec douleurs importantes à type de brûlures rétrosternales ascendantes, et parfois une inhalation de liquide gastrique (pouvant induire une infection pulmonaire, voire exceptionnellement le décès). Seront considérés comme des signes inquiétants, nécessitant une exploration :
• une prise de poids insuffisante
• des problèmes respiratoires : bronchite, toux, wheezing, pneu-monie, épisodes d’apnée et de cyanose, étouffements
• une dysphagie, une irritation pharyngée, des crachements de sang
• des malaises, des pertes de connaissance
Une allergie peut être à l’origine du RGO, ou peut rendre sérieux un problème qui serait autrement bénin. Une étude portant sur 204 nourrissons souffrant de RGO a retrouvé une allergie aux protéines du lait de vache chez 41,8% d’entre eux. Les auteurs recommandaient de rechercher l’existence d’une telle allergie (ou d’une allergie à un autre aliment) chez tous les bébés présentant un sérieux problème de reflux. Le tabagisme passif peut aussi jouer un rôle ; une étude a retrouvé une corrélation linéaire entre l’importance de la tabagie passive à laquelle l’enfant était exposé et la fréquence des épisodes de reflux chez l’enfant ; les auteurs notaient que les mères qui allaitaient étaient moins souvent fumeuses que les mères qui donnaient un lait industriel (18,2% contre 34%).

Des examens complémentaires peuvent éventuellement être effectués. Leurs résultats ne sont pas toujours probants, et ces examens sont perturbants pour l’enfant. Ils devraient donc être réservés aux cas de RGO sévère.
• la pHmétrie oesophagienne nécessite la pose d’une sonde oesophagienne pendant au moins 18 heures
• le TOGD décèlera une malposition du cardia, une hernie hiatale, une anomalie de la vidange gastrique, une oesophagite sévère
• l’endoscopie permettra d’objectiver l’oesophagite et de préciser sa gravité

L’allaitement peut et doit être poursuivi lorsqu’un enfant souffre d’un RGO. Des études ont montré que le RGO était moins fréquent chez les enfants allaités, et que les symptômes en étaient moins sévères. Le lait humain se digère plus vite et plus facilement que le lait industriel ; moins le lait passe de temps dans l’estomac, et plus le risque de reflux est bas. Le pH gastrique après absorption de lait humain est plus bas qu’après absorption de lait industriel, ce qui accélère encore la vidange gastrique chez l’enfant allaité. Une étude de Heacock et al, portant sur 37 enfants allaités et 37 enfants nourris au lait industriel, a analysé la survenue du reflux dans les 4 heures suivant un repas. Il y a eu 83 épisodes de reflux chez les enfants allaités, contre 144 chez les enfants nourris au lait industriel. Par ailleurs, le lait maternel est une substance humaine ; en cas d’inhalation bronchique,  il posera moins de problèmes que le lait industriel.

Les mesures thérapeutiques de base

Avoir un bébé qui souffre de RGO n’est pas facile à vivre pour les parents. Ils pourront se sentir totalement incompétents devant ce bébé qui pleure pendant des heures, et qui semble inconsolable. La mère pourra penser que son bébé souffre à cause de son lait. Vous pourrez la rassurer en lui disant que le lait maternel est ce qu’il y a de mieux pour son bébé en pareil cas. Les mesures suivantes seront utiles :
• Garder l’enfant en position verticale pendant et après les tétées. La gravité aidera à éviter les remontées acides. Porter l’enfant régulièrement dans un porte-bébé qui le maintient en position verti-cale, en veillant à éviter une compression abdominale. Le mettre au sein en faisant en sorte qu’il ait la tête plus haut placée que le tronc. Porter souvent le bébé. Pleurer régulièrement augmente le risque de reflux. Ne pas trop serrer les couches (préférer les couches qui s’attachent sous l’ombilic). Se méfier des « maxi-cosis » dans lesquels l’enfant est tassé sur lui-même.
• Lui faire faire des rots à plusieurs reprises pendant la tétée, surtout s’il tète goulument. Moins il aura d’air dans l’estomac, moins il risquera d’avoir un reflux.
• L’augmentation de la fréquence des repas et la diminution de leur volume n’a pas réellement fait la preuve de son efficacité, mais semble cependant être une mesure de bon sens : un estomac moins rempli débordera moins volontiers qu’un estomac distendu par un volume important de liquide. Préférer donc les petites tétées fréquentes. Le lait coulera moins vite et le bébé avalera moins d’air. Si nécessaire, ne donner à l’enfant qu’un seul sein par tétée.
• Eviter de donner à l’enfant tout liquide non indispensable ; proscrire tout particulièrement les jus de fruit acides.
• Certains bébés souhaitent téter souvent parce que le fait d’avaler du lait diminue l’acidité œsophagienne en tamponnant les sécrétions gastriques, et que la succion a un effet calmant. D’autres enfants comprendront rapidement que le fait de manger est suivi de manifestations douloureuses, et pourront refuser de téter. Dans ce cas, il sera utile de varier les positions d’allaitement, de marcher pendant que l’enfant tète, d’avoir beaucoup de contacts physiques avec lui.
• En cas de RGO sévère, un traitement postural sera institué.  L’enfant sera placé pour dormir en position ventrale déclive à 30° jusque vers environ 5-6 mois, maintenu par un harnais. Par la suite, l’enfant tolérant souvent mal le harnais, la tête du lit sera surélevée par des cales.

Les traitements médicamenteux

La nécessité d’un traitement médicamenteux doit être soigneusement pesé ; il représente en effet une contrainte importante, et il interfèrera de façon importante avec l’allaitement. Force est de constater que les régurgitations sont abusivement hypermédicalisées en France, ce qui est inquiétant dans la mesure où les traitements ne sont pas dénués d’effets iatrogènes. Une enquête effectuée en 1996 dans les Yvelines a montré que 32% des enfants de moins de 6 mois avaient un traitement anti-reflux, 90% de ces enfants recevant du cisapride (Prépulsid®).

A priori, un traitement médicamenteux anti-reflux n’est pas indispensable chez un enfant dont la croissance est normale, et qui ne présente pas de symptômes indiquant des complications pulmonai-res, sauf si les manifestations douloureuses sont importantes.

Epaissir le lait est encore fréquemment recommandé ; on recommandera alors de donner à l’enfant un épaississant avant les tétées (caroube, Gélopectose®, mucilage : Gulmik®, amidon de maïs : Magic Mix®). Des études ont toutefois montré que cela n’avait guère d’impact sur la symptomatologie d’un RGO sévère. En cas de régurgitations, le lait épaissi est nettement plus agressif pour la muqueuse œsophagienne que le lait seul. Par ailleurs, l’épaississement du lait a pour principal effet d’induire une constipation qui peut éventuellement aggraver le RGO. Ces épaississants peuvent améliorer la symptomatologie douloureuse, tout en laissant évoluer le RGO à bas bruit, ou aggraver l’ensemble du tableau. Une étude de Dietsch et coll a suivi 413 enfants souffrant de RGO. Chez les enfants de moins de 4 mois (n = 147, dont 19% étaient exclusivement allaités, et 12,2% étaient partiellement allaités), 87% de ceux qui avaient une alimentation épaissie régurgitaient contre 58% des enfants dont l’alimentation n’était pas épaissie. La diversification n’avait pas non plus d’impact favorable : 71,4% des enfants qui avaient une alimentation diversifiée régurgitaient, contre 57,7% des enfants qui ne consommaient que du lait.

Les accélérateurs de la vidange gastrique n’ont pas démontré d’efficacité significative sur la fréquence des épisodes de reflux, mais ils ont un impact sur la pHmétrie gastrique. Le métoclopramide (Primpéran®) n’est réellement efficace qu’à partir d’une posologie potentiellement toxique provoquant de fréquents effets iatrogènes neurologiques, raison pour laquelle il est à déconseiller. Le dompéridone (Motilium®) a démontré une efficacité à une posologie de 0,8 à 2 mg/kg/jour. Le cisapride (Prépulsid®) peut être utilisé à la posologie de 0,6 à 0,8 mg/kg/jour (avec surveillance de l’espace QT par ECG).

Les antiacides (sels d’aluminium, de calcium, de magnésium, sucralfate, smectites…) ont pour rôle de diminuer les symptômes d’oesophagite, et en particulier les manifestations douloureuses. L’oesophagite peut en effet aggraver le manque de tonus du cardia, et favoriser le RGO. Leur effet clinique reste peu étudié ; ils ont peu d’effets secondaires.

Les antisécrétoires (cimétidine, ranitidine, oméprazole) ne sont normalement pas utilisés en pédiatrie. Bien que peu d’effets secondaires aient été signalés chez des bébés traités avec ces molécules, ils seront réservés aux cas de RGO sévères, ayant résisté aux autres traitements, sous contrôle endoscopique régulier, et pendant un temps aussi court que possible.

Témoignages de mamans qui ont allaité un bébé souffrant de RGO, dont le mien (V.B infirmière) sur la Leche League
- Laure

- Nathalie

- Anne qui parle d'allergie

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17 février 2014

Comment les protéines du lait de vache peuvent-elles passer dans le lait maternel ?

Comment les protéines du lait de vache peuvent-elles passer dans le lait maternel ?


On croit qu'un certain nombre de bébés affectés par les coliques connaissent en fait une inflammation de l'intestin causée par une réaction allergique aux protéines du lait de vache.
On estime qu'environ 0,5% des bébés allaités exclusivement souffrent de cette condition. Puisque pour développer une allergie, il faut avoir été exposé à l'allergène d'une façon ou d'une autre, on croit donc que certains allergènes alimentaires pourraient être transférés à l'enfant via le lait maternel.
Cela est particulièrement vrai dans le cas des protéines du lait de vache. Par exemple, on peut identifier de l'alpha-S1-caséine bovine dans le colostrum de certaines mères.

Par ailleurs, dans une autre étude, on a retrouvé de la beta-lactoglobuline bovine dans le lait de 75 % des mères, une à deux heures après la consommation de lait de vache. Par contre, dans le lait maternel de 15 % des mères, aucune beta-lactoglobuline bovine ne pouvait être détectée.
Il semble donc que la consommation de lait de vache ne se traduise pas automatiquement par la présence de ses protéines le lait maternel.

Cependant, on a remarqué que, chez les enfants allergiques au lait de vache, on peut retrouver aussi des anticorps contre de très petites portions de protéines du lait humain.
Cela veut donc dire que ces enfants présentent une réaction allergique au lait de leur mère.

Les chercheurs croient toutefois que ce phénomène pourrait être en fait une réaction croisée.
C'est-à-dire que lorsque le bébé est mis en contact avec des protéines du lait de vache, son système immunitaire se met à produire des anticorps contre celles-ci.

Par la suite, puisque certaines protéines du lait maternel sont similaires à quelques protéines du lait de vache, le bébé réagit aux protéines humaines également.
Bien entendu, un premier contact avec du lait de vache est nécessaire à cette réaction.

On peut toutefois se demander comment des protéines de lait de vache se retrouvent dans le lait maternel. Il existe malheureusement peu d'information sur le sujet. Il est toutefois possible de proposer certaines théories en se basant sur les connaissances que nous avons sur le passage des médicaments dans le lait.

Dans les premiers jours suivant la naissance du bébé, plusieurs molécules peuvent passer facilement dans le lait puisque les cellules qui séparent le sang de la mère du lait qu'elle produit ne forment pas encore une barrière étanche. Par la suite, lorsque le passage entre les deux liquides se referme, on sait que certains médicaments peuvent tout de même passer du sang vers le lait en traversant les membranes des cellules. Comme les membranes sont constituées de graisses, pour pouvoir traverser, les protéines doivent y être solubles et de petite dimension. Par conséquent, de petites portions de protéines du lait de vache pourraient traverser ainsi dans le lait maternel. On a aussi remarqué que plus une molécule est en grande quantité dans le sang de la mère, plus la concentration sera élevée dans le lait maternel.

C'est ce qui nous amène à nous demander comment des protéines intactes du lait de vache peuvent se retrouver dans le sang de la mère. En effet, normalement, l'intestin est une barrière sélective. En d'autres mots, il laisse passer dans le sang les nutriments digérés mais bloque l'entrée des grosses molécules comme les allergènes. Cependant, il peut arriver que cette barrière soit endommagée et laisse subitement passer des molécules qui ne passent habituellement pas. Ce mauvais fonctionnement de l'intestin, qui est d'ailleurs associé à certaines maladies, pourrait expliquer que certaines mères se retrouvent avec des protéines de lait de vache dans leur lait après avoir
consommé des produits laitiers. Par ailleurs, on sait que le bon fonctionnement de l'intestin peut être influencé par l'alimentation et la flore intestinale.

Lorsqu'un bébé semble réagir aux produits laitiers que sa mère consomme, on suggère habituellement à la mère de cesser d'en manger pour environ six mois. Un nouveau traitement encore peu utilisé consiste à administrer à la mère des enzymes brisant les protéines, comme on utilise pour les malades souffrant de fibrose kystique. En digérant plus complètement les protéines du lait de vache, celles-ci risquent moins de se retrouver dans le lait maternel.

Enfin, une nouvelle approche encore peu documentée consisterait à traiter les intestins de la mère pour qu'ils fonctionnent mieux et ne laissent plus passer des protéines entières dans le sang. Cela peut se faire entre autre par des modifications de l'alimentation de la mère.

En conclusion, chez certaines mères, des protéines du lait de vache peuvent se rendre dans le lait maternel et causer de l'inconfort chez un bébé susceptible aux allergies.

Heureusement, il existe des stratégies pour soulager le bébé tout en continuant l'allaitement.

Source : Article de Maman Eprouvette

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